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WIB 2018 : Thèmes variés et échanges fructueux

Le 1er «Women in Business » organisé par le GFEM (Groupement des Femmes Entrepreneurs de Madagascar) s’est déroulé tout au long de la journée du 1er mai à l’hôtel Ibis. En présence de la Présidente Mondiale du réseau des Femmes Chefs d’Entreprises Mondiales (FCEM) Marie-Christine Oghly, cet événement a ouvert ses portes avec le Ministre de l’Industrie et du développement du secteur privé, Armand Tazafy.
Dans son discours d’accueil, la Présidente du GFEM et Commissaire Régional du réseau FCEM pour l’Afrique australe, Fanja Razakaboana devait rappeler que « l’émergence des femmes dans l’entreprenariat est un phénomène récent, surtout à Madagascar, mais ces deux dernières années il y a eu plus de créations d’entreprises dans le monde par des femmes que par des hommes ». La Présidente Mondiale, de son côté, se tournant vers le Ministre, soulignait« que l’appui des institutions publiques est incontournable afin de favoriser l’entreprenariat et particulièrement l’entreprenariat au féminin. »
De l’intérêt d’adhérer à un réseau
Le ton était donné et après les salutations d’usage, la première conférence-débat en présence d’un auditoire constitué essentiellement de près d’une centaine de membres du GFEM (issues de toutes les régions malgaches), mais aussi de représentantes d’associations Mauriciennes ou Comoriennes membres du FCEM, pouvait se tenir sur le thème « Femme et Networking ». Aline Wong, Mauricienne et Commissaire Régional FCEM insistait sur le fait « qu’être dans un réseau, c’est d’abord contribuer activement à ce réseau ». L’Association Mauricienne qu’elle préside a mis en place un système de mentorat qui permet, par exemple, de trouver un mentor dans un pays où l’une des membres de l’Association souhaite exporter : bel exemple de réalisation concrète sous l’égide d’un réseau. Marie-Christine Oghly précisait « qu’il ne faut pas hésiter à se rapprocher également des « réseaux d’hommes » (contrôlés essentiellement par des hommes) et quand on appartient à un réseau féminin cette approche est grandement facilitée ».
De nombreux outils de financement disponibles
Sur le thème de «Femme et financement » Éric Rakotomaniraka de Kapital Plus Plus a pu détailler les outils modernes de financement, tel le crowdfunding social (tontine des temps modernes), organismes de prise de participation au capital social…. Les représentants de Solidis Garantie évoquaient également leurs outils financiers de type caution financière complémentaire qui facilitent l’accès au crédit bancaire.  La filiale, Solidis Capital peut également devenir partenaire financier associé en s’impliquant dans les décisions stratégiques de l’entreprise. Vololomanitra Rakotondralambo de la BOA Madagascar précisait que son institution financière dispose de larges capacités de financement (30 % des crédits étant déjà accordés à des femmes). La BOA Madagascar dispose de plus de 7.000 entreprises clientes dirigées par des femmes. Malgré ces chiffres, 2 % seulement des établissements dirigés par des femmes malgaches osent demander des crédits. Le montant des taux d’intérêt a, bien sur, été évoqué. Dans un environnement économique qui cumule instabilité juridique et politique, le « risque-pays » élevé ne pourra que maintenir ces taux à des niveaux élevés. Cependant Marie-Christine Oghly mettait l’accent sur «la qualité des business-plan qui doivent être présentés aux organismes bancaires. Les réseaux féminins doivent pouvoir coacher leurs membres dans ce domaine ».
Priorité au capital-santé
L’après-midi sur le thème « Femme et capital-santé » en présence de Charlotte Ndiyae, représentante de l’Organisation Mondiale de la Santé soulignant que « l’état sanitaire du pays est inacceptable», le Docteur Candide Marie Horace confiait que « la première garantie de la pérennité d’une entreprise est le capital santé. Raison pour laquelle il faut consulter à titre préventif ». Florette Andriamiarisatrana, doyenne des femmes chefs d’entreprises, témoignant, quant à elle, de son expérience et de la volonté indéfectible qui doit animer une femme chef d’entreprise au-delà des difficultés et des inévitables déboires. Beau, voire bouleversant, témoignage en conclusion des trois conférences-débats.
De nombreux engagements
La journée s’est terminée par la lecture de nombreuses résolutions parmi lesquelles on relèvera l’engagement du GFEM d’accroître les opportunités à travers des réseaux physiques (tel le WIB) ou numériques et, en parallèle, de développer les formations aux outils virtuels. L’apprentissage aux différents moyens d’accès aux financements ainsi que le développement de «pack-santé» (dépistages précoces, conseils en diététique et bien-être…) pour tendre vers une couverture santé universelle, ont été, parmi de nombreuses suggestions, particulièrement mis en exergue.
Le mot de la fin revenait à la Présidente Mondiale qui concluait «il faut travailler en réseau afin, également, de prendre du recul sur ses obligations et difficultés et être plus perspicace dans ses décisions».
Les objectifs du WIB 2018, remarquablement organisé, de sensibiliser les femmes à évoluer vers un plus grand professionnalisme d’une part mais aussi de renforcer le réseau de femmes dans les affaires, ont été parfaitement atteints. Il est, d’ores et déjà, envisagé un deuxième «Women in Business» en 2019.
Richard BOHAN

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