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Tourisme : des besoins urgents

« Le tourisme seul peut-il développer Madagascar ? » De nombreux opérateurs touristiques, des experts du tourisme, des étudiants et des responsables du ministère de tutelle ont échangé leur vision autour de ce thème au cours d’une conférence le 20 juin dernier à l’hôtel Carlton.

Le tourisme est un secteur transversal au sein de l’économie malgache. Il contribue plus que le secteur minier au PIB du pays à raison de 6%. L’ancien Ministre du Tourisme Roland Ratsiraka, confiant, indique « qu’il est possible de doubler le nombre de touristes qui visitent la Grande Ile en un an s’il y a une volonté politique d’en faire une priorité. ». Cette volonté ne s’est jamais affichée ces dernières années.

Pour le Groupe Sipromad, ayant à son actif une compagnie aérienne privée et une agence de voyages, il est indéniable que le tourisme est un vecteur de développement. « Pour ce faire, les différents acteurs doivent avoir une vision commune. Bien entendu, le soutien de l’Etat est primordial notamment dans la construction des infrastructures requises et la garantie d’un environnement propice aux investissements » souligne Tiana Rasamimanana, Chief of Staff du Groupe.

Les divers problématiques qui touchent le secteur touristique ont été abordées notamment les questions liées à la sécurité, au transport, aux infrastructures et aux ressources humaines. Pour Irène Andreas, ancienne Ministre du Tourisme et Présidente du Women Tourism Association : « le tourisme malgache doit être soumis à une normalisation. D’autre part, il est nécessaire d’anticiper les problématiques par exemple celle de la croissance démographique. »

Les participants au forum se sont également accordés sur la nécessité de développer le tourisme domestique. Un marché doté d’un énorme potentiel de 6 millions de consommateurs selon le Ministère de tutelle.

Loin derrière le secteur agricole et agroalimentaire qui concerne près de 12 millions d’actifs (contre moins de 100.000 pour le tourisme), il n’en est pas moins vrai que le tourisme pourrait contribuer au développement mais aussi , et surtout, à l’éducation des jeunes concernés. Une réelle volonté politique puis de gros investissements sont néanmoins nécessaires.

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