Home » Actus Madagascar » Subventions du Fonds mondial : renforcement de la lutte contre la corruption

Subventions du Fonds mondial : renforcement de la lutte contre la corruption

La corruption mine de nombreux secteurs dont celui de la santé. Transparency International-Initiative Madagascar, en partenariat avec Country Coordinating Mechanism (CCM), a effectué une session de formation sur la lutte contre la corruption pour une bonne gestion des subventions.

La Transparency International-Initiative Madagascar, en collaboration avec le CMM, a organisé une session de partage sur la lutte contre la corruption et la fraude le 17 juillet dernier afin d’instaurer une bonne gestion des subventions du Fonds mondial contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. L’objectif est de former les membres du CCM sur les valeurs éthiques, d’expliquer la corruption sous ses différentes formes et ses enjeux ainsi que de présenter les instruments de détection et de prévention.

Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme mobilise près de 4 milliards de dollars par an afin de subventionner les programmes de lutte contre ces trois maladies dans plus d’une centaine de pays y compris Madagascar. Le pays a enregistré 500 000 cas de paludisme et 300 décès en 2017 contre 300.000 cas en 2016. Il est classé parmi les 10 pays en Afrique notifiant une augmentation du nombre de victimes. Dans le cadre de la lutte contre ces trois maladies, le CCM, l’instance nationale multipartite, assure la coordination des subventions pour financer les activités identifiées et planifiées telles que le renforcement de capacité des agents de santé, le renforcement de la gestion du système d’information sanitaire, l’achat des produits pour la prévention et traitement des trois maladies.

Les enjeux de la corruption

Les personnes ne disposant pas de moyens financiers nécessaires pour accéder aux soins médicaux sont souvent victimes d’une inégalité de traitement. Elles sont, en effet, contraintes de vendre leurs biens afin de s’offrir un soin convenable alors qu’elles devraient en bénéficier gratuitement. Les partenaires techniques et financiers suivent de près la gestion de ces subventions non-remboursables destinées aux programmes de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et exigent des impacts concrets sur les victimes de ces trois maladies.

Constatant ces enjeux sur la croissance économique et le capital humain, le CCM s’est engagé à s’approprier et à appliquer le code éthique au niveau de son assemblée générale, son comité exécutif, le principal récipiendaire, et ses partenaires à tous les échelons. A cet effet, une convention de partenariat a été conclue entre TI-IM et le CCM pour réaliser ce renforcement de capacités et pour la production d’un Guide anti-corruption et anti-fraude.

Madagascar, pour mener une lutte effective contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, ne peut pas se passer des appuis financiers et techniques des bailleurs. Le pays est donc tenu de réviser sa politique et de mettre en place une gestion transparente pour ne pas remettre en cause tout partenariat avec ces derniers.  La constatation d’une absence de résultats à cause de la corruption et de la fraude peut amener les bailleurs à geler leur financement.

Check Also

« CanalOlympia Iarivo », une infrastructure culturelle haut de gamme

Inauguré en présence du Président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, « CanalOlympia Iarivo » révolutionne …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *