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SEM : l’affaire est dans le sac

Créée en 2011, la Société d’Emballage de Madagascar ou SEM produit des sacs et emballages de toutes sortes en polypropylène. Ses dirigeants estiment que pour percer et demeurer performant sur les marchés, étrangers notamment, les entreprises ne peuvent que s’appuyer sur leurs propres ressources.

La SEM n’a démarré sa production qu’en 2012 mais figure déjà parmi les plus importantes entreprises de production d’emballages dans la Grande-île. Un millier de tonnes de sacs sortent de l’usine chaque année, dont la quasi-totalité à destination du marché local et sa multitude de revendeurs. “En 2017, 6% de notre production sont parties à l’étranger. Nous exportons surtout vers l’île Maurice et le Mozambique”, annonce Andry Rajoelisolo, Directeur de la société. Sur ces marchés, les produits SEM sont considérés comme “haut de gamme”. Ce sont, en effet, des sacs qui sont destinés à emballer des marchandises qui seront écoulées sur les pays de l’hémisphère nord.

Les clients mauriciens jugent, cependant, que les produits malgaches sont difficilement compétitifs : plus chers, quelle que soit leur qualité. L’Inde constituant la principale source d’approvisionnement concurrente sur ce marché où tente de s’implanter la SEM. “Notre objectif n’est pas de dominer le marché régional mais d’y être présent. Nous savons que nos clients mauriciens et mozambicains peuvent commercer avec d’autres fournisseurs, mais le fait de pouvoir leur présenter des produits malgaches est déjà une victoire pour nous”, note Andry Rajoelisolo. Ce dernier souligne que malgré la réputation “hyperprotectionniste” mauricienne, les produits de qualité peuvent y saisir quelques opportunités. Le Mozambique se montre très intéressé par leurs produits car, grâce à la SADC (dont les deux pays sont membres), ils bénéficient d’exonérations de droits et taxes à l’importation.

En 2017, Madagascar a signé l’accord de la Zone de Libre-Echange tripartite (ZLE), regroupant les blocs économiques du COMESA, de la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC) et de l’EAC (Communauté d’Afrique de l’Est). Des accords censés apporter d’importantes bouffées d’oxygène aux entreprises malgaches. D’autant plus que l’État malgache a affirmé maintes fois sa volonté de soutenir au mieux le secteur privé. Jusqu’à maintenant, les bénéfices et avantages que les entreprises malgaches espéraient tirer de notre adhésion à ces différents groupements internationaux se font encore attendre. Les sociétés malgaches ne peuvent encore se fier qu’à leurs atouts internes et propres efforts. Malgré un contexte difficile, la SEM persévère dans sa conquête de marchés internationaux afin de diversifier sa clientèle.

Solofo Ranaivo

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