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Miarakap : de la finance à l’environnement

Miarakap, fonds d’investissement à impact, a lancé le 23 mai dernier sa 3ème prise de participation. Par le biais de l’assistance technique de « Critical Ecosystem Partenership Fund (CEPF) », Miarakap a investi dans le développement de Vatel Madagascar, organisme de formation aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme.

 

Avec, en outre, les subventions de l’UNESCO, cette coopération financière devrait engendrer, en particulier, des retombées positives pour l’environnement grâce à la sensibilisation des jeunes étudiants aux enjeux de la préservation des espaces naturels.

Prioriser les impacts positifs sur la nature

En privilégiant un partenariat avec Miarakap, le CEPF met en place un dispositif innovant d’appui aux organismes privés ayant un impact positif sur la protection de la biodiversité à Madagascar. L’organisme agira ainsi sur trois axes principaux : la mise en œuvre de la stratégie environnementale des fonds, l’identification et le soutien des PME et start-up à fort impact environnemental positif et le plaidoyer auprès du secteur privé sur les sujets environnementaux. Avec un capital de 11,5 milliards d’Ariary, Miarakap s’engage dans une éthique de profits mutuels tout en prévoyant la pérennisation à long terme des actions écologiques. Cela contribuera à l’émergence de jeunes entrepreneurs malgaches responsables.

Intégration professionnelle d’étudiants issus des provinces

Grâce à une subvention de l’UNESCO, Miarakap accompagnera également l’école dans le lancement d’un centre de formation professionnel sur l’hôtellerie, dédié à des étudiants issus des régions Melaky (Nord-Ouest de Madagascar) et Menabe (Ouest de Madagascar). En plus de mettre à disposition des étudiants les supports et la formation nécessaire aux métiers de l’hôtellerie, ce centre assurera également l’intégration professionnelle des élèves à travers des partenariats directs avec les hôteliers des régions concernées, comme Morondava et ses environs. L’UNESCO est en effet depuis longtemps engagé dans un projet de conservation du patrimoine malgache avec, pour finalité, la mise en œuvre de la préservation de la biodiversité et le développement intégré des communautés locales.

Miarakap se focalise sur des projets structurants

Grâce à Miarakap, beaucoup de PME et de start-up peuvent saisir l’opportunité de se développer de façon optimale malgré quelques réticences. Pour accéder aux fonds, il est parfois nécessaire de passer par de longues procédures administratives. Le manque de visibilité des secteurs économiques peut également porter atteinte à la crédibilité du projet demandeur. De plus, les dirigeants des entreprises concernées peuvent craindre de ne pas contrôler totalement leur entreprise (Miarakap détenant un pourcentage d’actions, pendant une durée limitée, au sein de la société dans laquelle ils investissent). Les entreprises appuyées doivent respecter 3 critères : exister de façon officielle, répondre à toutes les obligations formelles et posséder un projet de développement bénéfique au pays. « Nous incitons les jeunes entrepreneurs à nous approcher. Le contrôle à long terme n’est nullement notre objectif qui est avant tout d’aider des projets méritants à se développer et contribuer ainsi au développement économique de la Grande-île », s’explique Emmanuel Cotsoyannis, le Directeur Général de Miarakap.

 

L’assistance technique que fournit le CEPF, qui œuvre dans les zones les plus riches en endémicité et les plus menacées sur le plan biologique, permettra à Miarakap de responsabiliser ses actions tout en contribuant à l’essor général d’activités économiques.

 

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