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La COP 24 s’engage

Le réchauffement climatique est un problème planétaire qui reste encore difficile à limiter, pour la plupart des pays du monde. La COP24 ou conférence des parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, s’est tenu à Katowice, en Pologne, du 2 au 14 décembre 2018. Les gouvernements de plus de 190 pays se sont réunis pour participer aux négociations sur la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre de  l’Accord de Paris.

 

Les conséquences dramatiques du réchauffement planétaire

Compte tenu de l’industrialisation, des besoins de modernisation ou de consommation de la population mondiale, les ressources de la planète sont en constante régression et ne se régénère pas assez rapidement pour pallier les dégâts. De plus, le volume d’émissions de gaz à effet de serre dans de nombreux pays est dangereusement critique. Les zones vertes en diminution exponentielle ne suffisent plus à absorber ces gaz nocifs, qui sont une des causes principales du réchauffement climatique. De nombreuses espèces subissent les conséquences de ce réchauffement qui peuvent être dévastatrices jusqu’à entrainer l’extinction de toute une espèce, que ce soit de la faune ou de la flore. Un des exemples les plus frappant est celui de l’ours polaire. On assiste à la fonte des banquises causée par des températures trop élevées. Leur surface pourrait diminuer d’un tiers d’ici à 2050. Il y a donc 70% de chances que la population d’ours blancs, estimée à 26.000 individus, diminue de plus de 30% dans les 35 prochaines années.  Ces résultats ont été publiés dans la revue britannique Royal Society’s Biology Letters. Ils ont été obtenus grâce à une étude au long cours qui évalue de manière systématique les conséquences de la fonte de la banquise arctique. D’autres études sont parvenues à des conclusions similaires, notamment une évaluation de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui a classé l’ursus maritimus “vulnérable” sur sa liste des espèces en danger. L’industrialisation a entraîné une augmentation de plus de 2°C des températures en Arctique par rapport à la période pré-industrielle. Soit une hausse deux fois plus importante que celle de la température moyenne mondiale. Si cette tendance se poursuit, l’Arctique pourrait connaître dès les années 2030 des été sans glace, estiment les climatologues.

 

Madagascar particulièrement vulnérable à l’augmentation des températures

La Grande Ile est le troisième pays au monde le plus exposé aux dangers de l’élévation de la température mondiale. Les espèces endémiques de Madagascar subissent également des conséquences dramatiques dues au réchauffement planétaire. Selon le rapport scientifique, ”La vie sauvage dans un monde en réchauffement”, sorti par WWF en mars dernier, si nous limitons l’augmentation de la température de la Terre à 2°C, la situation climatique sera insoutenable pour 25% des espèces de Madagascar, provoquant leur extinction d’ici les années 2080. Une situation critique requérant une solution pérenne. La Grande Île a été représentée par le gouvernement et le Groupe-thématique Changement Climatique (GTCC), dont WWF assure la coprésidence avec la Direction générale du Ministère de la Météorologie. « Comme à chaque COP le GTCC est en  charge des préparations des évènements parallèles de Madagascar avec le MEEF (Ministère de l’Environnement, de l’Écologie et des Forêts) afin de rehausser notre visibilité dans la lutte contre les changements climatiques, que ce soit en termes d’adaptation ou encore de résilience des communautés locales », explique Harisoa Rakotondrazafy du WWF. Bien que des ONG comme le WWF s’engagent à la protection et à la gestion des ressources vertes dans la Grande Ile, la poursuite des feux de brousse, qui est encore d’actualité sur l’ile, ne fait qu’ajouter à la mise en danger de sa faune et de sa flore.

 

Les ambitions de la COP 24 revues à la hausse

La COP24 est un test sur le multilatéralisme climatique. Il s’agit pour chaque pays de mettre en œuvre des contributions nationales déterminées et ambitieuses pour un effet positif au niveau mondial. Les résultats de la COP 24 seront mis en exergue lors du Sommet des Nations Unies sur le changement climatiques prévu se dérouler le 23 septembre 2019. Une occasion pour les dirigeants de répondre à l’appel de la COP24 en faveur d’une ambition accrue en annonçant des objectifs climatiques actualisés et revus à la hausse d’ici 2020. A ce stade, agir concrètement à tous les niveaux, sans attendre les engagements des leaders empêtrés dans des dilemmes qui empêchent sans doute d’appréhender ce qui est essentiel, est de toutes façons le meilleur comportement à adopter. Dans le cadre de l’Accord de Paris, l’aide et la prise de décisions internationales apporteraient à Madagascar les soutiens nécéssaire pour la protection de sa faune et de sa flore face à la hausse des températures.

 

Madagascar se montre résilient face aux changements climatique, mais faire face de manière pérenne aux défis ne pourra être réalisé concrètement qu’avec le soutien nécéssaire. La COP 24 pose déjà les verdicts pour la solidarité internationale dans le but de préserver la planète. Si les engagements sont réellement respectés, la menace de la disparition des espèces endémiques de Madagascar ainsi que d’autres espèces de nombreux pays, pourrait être repoussée. Le monde contemporain semble, malheureusement, se polariser sur bien d’autres problèmes sociaux et géopolitiques en ce début d’année 2019. D’autre part, le plus gros pollueur de la planète, les Etats-Unis d’Amérique, n’adhére pas à ces enjeux. Les objectifs de la COP 24 ont de bonnes chances d’être repoussés aux calendes grecques…

 

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