Home » Actus Madagascar » La BAD s’intéresse à l’expansion du secteur privé
Crédit photo: Henitsoa Rafalia

La BAD s’intéresse à l’expansion du secteur privé

Un séminaire des Institutions Financières de Développement (IFD) du secteur privé a été organisé par la Banque Africaine de Développement (BAD) le 4 juillet dernier, au Centre de Conférence International (CCI) d’Ivato à Antananarivo. Il s’agit d’une phase clé de l’initiative des IFD visant à aider les pays en transition à la création d’un environnement favorable à l’expansion du secteur privé.

La BAD a mené des discussions avec des acteurs du secteur privé ainsi qu’avec d’autres institutions financières. Le but consistait à concerter les parties prenantes sur les conditions d’accroissement des investissements du secteur privé grâce à une politique de collaboration efficace et sur l’appui aux réformes et des co-investissements entre partenaires. La Banque a présenté également ses outils de financements aux acteurs du secteur privé.

Rencontres et concertations entre les parties prenantes

Des rencontres bilatérales ont été organisées afin d’identifier les projets bancables du secteur privé susceptibles de bénéficier des financements. Le Groupe de la Banque africaine de Développement AfDB est la principale institution de financement au développement en Afrique. En tant que membre de la BAD parmi les 54 pays régionaux, Madagascar bénéficie d’une opportunité d’envergure en vue d’une transition économique optimale pour le secteur privé. « La Grande-île a été choisie parmi les 6 pays pilotes pour ce séminaire. Puisque la politique actuelle s’inscrit fortement dans une volonté d’émergence, nous accorderons 25% (2 milliards USD) de nos financements aux entreprises opportunes et le reste sera dédié au travail avec le gouvernement malgache. Collectivement, nous accélérerons la contribution du secteur privé au développement du pays », explique Pierre Guislain, Vice-Président en charge du secteur privé, des infrastructures et de l’industrialisation chez la BAD. « Le gouvernement est plus que prêt pour la mise en œuvre de ce programme. Cette réunion entre les parties prenantes constitue déjà une preuve de notre bonne volonté. L’augmentation de mesures attractives aux investissements améliorera ainsi le climat des affaires», appuie Gaëtan Ramindo, Directeur Général de l’industrialisation et représentant du Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat à Madagascar.

La BAD propose un programme précis et structuré

Un programme complet de conditions et de démarches a été présenté aux 70 participants au séminaire. Pour les grands bailleurs de fonds comme la BAD, les projets d’entreprises se doivent d’être structurés et suivent des critères d’éligibilité bienprécis. Le volume du financement accordé s’ajustera en fonction des impacts possibles, des innovations apportées et des risques à prévoir. Ainsi, l’entreprise devra appartenir à un pays membre régional ou non-régional de la BAD. Le bénéficiaire est amené àprésenter une personnalité juridique en règle avec la banque et son pays d’implantation. La participation financière de la BAD au projet sera limitée à 33% de son coût total. À 50% des capitaux propres à tout moment dans le cas de facilités aux institutions financières. À 25 % du capital social total de société demandant un investissement de fonds propres. La banque vise ainsi des projets probants pouvant apporter une croissance significative à l’échelle du pays. La BAD a par exemple cofinancé depuis 2007, le projet de nickel et de cobalt d’Ambatovy. Malgré quelques perturbations telles que les problèmes énergétiques et les remises en question sociale, le programme a rapporté 31,4% des devises de l’État en 2015. Par ailleurs, le projet verse 50 millions USD de taxes par an au gouvernement.

Seuls les projets phares intéressent les financiers

Il faut noter néanmoins que 24% de l’économie de Madagascar est générée par les entreprises informelles, les PME et les TPE. Un bon nombre d’entre eux incubent des projets innovants qui pourraient apporter de nouvelles devises à l’État. Ils sont encore laissés de côté par les grands bailleurs de fonds comme la BAD. Ils doivent surmonterde nombreuses épreuves avant d’intéresser les exigences des bailleurs telles que la longueur des démarches de formalisation auprès de l’État. « Le secteur privé attend beaucoup de l’État pour leur mise en avant. Des mesures devraient être prises par le gouvernement pour accompagner les entrepreneurs dans l’éligibilité, la régularisation de leurs projets », lance Gassard Afick, haut responsable du « Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy (FIVMPAMA).

Cette première plateforme organisée par la BAD, constituera un puissant moteur pour le développement de l’économie malgache. L’initiative de la BAD attirera d’autres grandes institutions financières internationales telles que l’European Investment Bank (EIB) et la Japan Bank for International Cooperation (JBIC). L’amélioration du climat des affaires générera ainsi d’autres opportunités.

 

Check Also

Présentation du Karenjy papamobile

Tous les regards sont, aujourd’hui braqués sur Madagascar. La Grande île prépare la visite du Pape François du …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *