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IPC : de nouveaux horizons commerciaux

Avec la signature de l’accord de libres échanges tripartite regroupant les zones du marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), de la communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la communauté de développement d’Afrique australe (SADC), c’est un marché de plus de 620 millions de consommateurs qui s’ouvre à Madagascar. Pour Anju Naiko, directrice d’IPC, c’est une opportunité à saisir pour l’industrie malgache.

Industrial Paper Converting (IPC) est une société spécialisée dans l’emballage en carton. A ce titre, elle accompagne les entreprises malgaches qui exportent. Actuellement, elle travaille avec des entreprises qui vendent en Europe et aux Etats-Unis. Toutefois, la Directrice d’IPC estime que l’accès au marché africain que promet la signature de l’accord de libres échanges tripartite est particulièrement intéressant.  « Nous savons qu’il y a beaucoup de produits qui sont exportés vers l’Europe ou vers les Etats-Unis. Ce sont des produits que nous devrions également promouvoir sur le marché africain », indique-t-elle, soulignant que les produits malgaches rencontrent un franc succès dans les pays où ils sont exportés. Pour elle, le prochain marché de consommation c’est l’Afrique. « Tout le monde se rue sur ce marché. Nous voyons actuellement l’engouement des Chinois pour l’Afrique. Madagascar a une carte à jouer vue sa proximité et avec l’accord qui vient d’être signé, je pense que nous devons faire l’effort d’essayer d’y commercialiser nos produits », estime-t-elle.

En tant que fournisseur de solutions d’emballage pour les entreprises exportatrices, IPC peut tirer profit de cette ouverture. « Comme pour IPC, fournisseur des industries, les opportunités vont profiter aux transitaires et différents prestataires, tels les sous-traitants ».    

Anjou Naiko indique toutefois qu’il y a un travail à effectuer notamment au niveau de la promotion des produits malgaches. En outre, le marché africain reste inconnu des opérateurs nationaux. « A Madagascar, il y a des produits que l’on pourrait exporter. Nous ignorons lesquels et nos clients potentiels ignorent que nous pourrions leur fournir ! Notre pays dispose d’énormes atouts agricoles et ainsi l’agro-industrie doit être particulièrement soutenue. Le marché est là. Il faut évaluer nos avantages concurrentiels », lance Anju Naiko qui déplore par ailleurs que dans les enseignes de grande distribution à Madagascar, il n’y a pratiquement que des produits importés notamment de l’Afrique du Sud alors que Madagascar a les possibilités de les produire. « C’est à travers la promotion de l’industrie que tout le monde pourra bénéficier de l’accord », résume-t-elle.

Concernant les activités d’IPC, Anju Naiko, fait remarquer qu’il y a de plus en plus de volonté d’innover chez les entrepreneurs malgaches en particulier en termes de packaging. « Ils veulent apporter une réelle valeur ajoutée à travers l’emballage », explique-t-elle. Ainsi, pour répondre aux besoins de ses clients, IPC a fait le choix de s’adapter en misant beaucoup sur un département R & D (Recherche et Développement) particulièrement réactif. L’idée est de proposer aux clients les meilleures offres suivant leurs aspirations. « Nous innovons constamment pour pouvoir accompagner nos clients. »

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