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Inauguration du SIM 2018: entre blocages et promesses

La 4ème édition du Salon de l’Industrie de Madagascar était ouverte du 21 au 24 juin au Parc des Expositions Forello. Ces quatre jours de salon marquent aussi les 60 ans du Syndicat des Industriels de Madagascar (SIM), initiateur de cet événement économique qui se tient tous les deux ans.

« Malagasy ny antsika » (Nous sommes malgaches), tel est le slogan de ce 4ème Salon de l’Industrie de Madagascar. Cet événement économique se veut être une plateforme d’échanges et une occasion de démontrer les enjeux et potentiels du secteur secondaire. Les industriels malgaches, malgré l’appui du SIM, se sentent encore dépourvus de tous les atouts dont ils devraient bénéficier pour devenir un vrai moteur de l’économie. « Nous avons les idées, la capacité et la volonté de nous développer. C’est le contexte qui bloque », souligne Tania Rajaonary, représentante des jeunes ‘start-upper». La cérémonie d’ouverture, honorée de la présence massive de hautes personnalités de l’Etat, dont Hery Rajaonarimampianina, Président de la République, a été particulièrement marquée par l’énumération des freins et blocages auxquels doit faire face l’industrie malgache.

« L’insécurité, tant publique, politique qu’en matière d’investissement et l’instabilité politique, constituent de véritables freins au développement industriel. Les taux d’intérêt trop élevés que les institutions bancaires nous imposent constituent également un blocage majeur pour le secteur », déplore Fredy Rajaonera, Président du Syndicat des Industries de Madagascar, lors de la cérémonie d’ouverture du salon. Le financement demeure un problème dans la Grande-île. qui explique que l’on ne puisse exporter que des matières brutes.

Importations sauvages et concurrence déloyale

Les industriels continuent de dénoncer les importations «sauvages» de produits étrangers, chinois surtout, et toutes formes de concurrence déloyale qui tuent les industries locales. « C’est un combat que nous menons depuis des décennies. Nous nous demandons si nos revendications sont écoutées et prises en compte », s’interroge publiquement Fredy Rajaonera. Dans la foulée, le Président en appelle à une amélioration du cadre légal relatif à l’industrialisation.

L’industrie malgache perdure néanmoins malgré la situation politique que les membres du Syndicat qualifient d’imprévisible. « l’environnement socio-politique peut se détériorer subitement. Cela se répercute sur l’environnement des affaires. Nous sommes victimes des actions malsaines d’une politique politicienne », regrette Fredy Rajaonera. Les industriels espèrent vraiment qu’un jour, la continuité de l’Etat sera, en outre, une réalité.

Des promesses présidentielles

Pour répondre aux critiques accablantes des industriels et aux différents blocages énumérés, Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar, annonce que des solutions sont déjà proposées dans son document « Fisandratana 2030 »« Afin de renverser cette tendance, nous avons déjà prévu de mener des actions drastiques pour chacun des freins que vous avez cités. Sachez que l’industrie devrait être le moteur de notre économie nationale et nous allons faire en sorte qu’elle le soit vraiment », a-t-il annoncé. Actuellement, l’industrie représente 15% du PIB. Le Président de la République prévoit de mener ce chiffre à 20% d’ici 2020. « L’objectif est que le PIB/ habitant passe de 430 USD à 1.000 USD en 2030  ». On souhaiterait, dans un premier temps, que les décrets d’application de la Loi sur le Développement Industriel soient simplement signés…

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