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IEM : le mérite d’exister

Dans le cadre de la campagne électorale du futur candidat Andry Rajoelina (ex-Président de la transition) son parti a organisé sur deux journées, les 24 et 25 mai, un forum économique dénommé « Initiative Emergence Madagascar» dans le cadre de l’hôtel Carlton.
Relevons, en premier lieu, la parfaite organisation et le decorum extrêmement soigné digne d’un événement de dimension internationale à la hauteur des panélistes en provenance de nombreux pays qui se sont succédés autour de six thèmes : énergie, place de la femme malgache et gouvernance pour le premier jour puis sécurité alimentaire, ressources naturelles et investissements le vendredi 25 mai. Nous reviendrons sur leur contenu dans les prochains jours.
Les problèmes récurrents à nouveau mis en avant
Même si l’ensemble des communications n’ont fait que mettre en exergue des problématiques connues depuis la nuit des temps, il fut intéressant de constater que des interlocuteurs de tous horizons en arrivent aux mêmes priorités : stabilité politique, bonne gouvernance, lutte contre la corruption, éducation citoyenne puis formation, sécurité judiciaire… ont été ainsi au cœur des débats. L’objectif d’ «Initiative Emergence Madagascar » était de recueillir un maximum d’analyses afin d’ élaborer un programme économique qui sera le «fonds de commerce» du candidat Andry Rajoelina.
Une véritable volonté de développer le pays ?
Ceux qui ont dirigé le pays entre 2009 et 2014 et qui occupaient les premiers rangs de l’assistance ont écouté attentivement les orateurs. Les auront-ils entendus ? Seront-ils prêts, demain (dans l’hypothèse où ils retrouvent le pouvoir) à mettre en œuvre quelques réformes de bon sens tel la facilitation de l’accès au foncier pour le paysannat? Dans le sillage de l’ancien président, on aura remarqué des hommes d’affaires de mauvaise réputation qui n’ont qu’une idée en tête : régler leurs comptes avec les dirigeants actuels et reprendre leurs prérogatives et passe-droit.
Ceux qui appartiennent aux « grandes familles» qui dirigent le pays sans discontinuité depuis bientôt trois générations, ont-ils vraiment envie que le pays se développe et que la donne change ? Actuellement les caisses de la Banque Centrale regorgent de liquidités. Ce sont les fonds déversés par les organismes internationaux qui n’ont pu être affectés à des projets pourtant identifiés de longue date. Manque de compétences (manque de «capacité d’absorption» en langage diplomatique) mais surtout volonté délibérée de freiner le développement du pays. Ce développement qui s’accompagne inexorablement de mise aux normes et de transparence qui mettent en péril les juteuses magouilles. Peut-on affirmer qu’il s’agit déjà de comportements du passé ?
Ceux qui sont venus faire allégeance au Carlton à celui qu’ils espèrent le futur dirigeant du pays (les « Monsieur le Président » et « Madame la Première Dame » ont fleuri durant les deux journées de débats) ont-ils sincèrement en tête de réformer le pays ? L’avenir, seul, nous le dira… peut-être.
Pour conclure on aura pu noter qu’aucun représentant diplomatique ni grand chef d’industrie ou patron de groupes économiques qui pèsent n’étaient présents à ce forum… économico-politique.

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