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Gouvernance, clé du développement ?

Organisée par le cabinet FTHM Conseils en partenariat avec l’Université d’Antananarivo, Mention économie, et grâce au concours de nombreux sponsors, une très complète exposition consacrée à l’histoire économique de Madagascar depuis 1960 dont le thème est « Gouvernance, clé du développement ? » se tient jusqu’au 3 novembre dans les locaux de l’Alliance Française à Andavamamba.
La visite de cette exposition est vivement conseillée à tous ceux qui s’interrogent sur l’état de pauvreté de Madagascar au regard de ses potentialités. À travers une multitude de panneaux didactiques agrémentés de nombreux tableaux, on découvre tous les dégâts sociaux causés par les crises politiques ponctuelles et la perpétuelle mauvaise gouvernance.
La mauvaise gouvernance est devenue endémique…
Il ne faudra pas s’étonner que les leaders politiques n’étaient pas venus en masse lors de l’inauguration de cette exposition, le mardi 23 octobre, tant le constat de leurs « errances » est affligeant. A la lecture des graphes et leurs commentaires, on peut mesurer tous les dégâts de la mauvaise gestion des affaires publiques qui est devenue une marque de fabrique des régimes successifs : tous, sans aucune exception.
A la fin du parcours, un bilan est dressé dont on relèvera entre autres constats : « le bilan économique catastrophique accompagné des inégalités sociales grandissantes, le pilotage à vue et l’inconstance politique dommageable pour le pays, l’absence de vision de la classe politique et des notables… ». Comment pourrait-il en être autrement quand les véritables élites du pays refusent d’entrer dans le monde de la politique totalement discrédité. Les futurs dirigeants seront donc du même acabit que leurs incompétents et corrompus prédecesseurs.
… alors que la lutte contre la corruption n’est qu’un vain mot.
A la veille d’échéances électorales importantes, les futurs électeurs doivent comprendre que quelque soit leur choix l’émergence n’est pas pour demain. L’ultime panneau est consacré aux réformes, mesures institutionnelles et potentialités à exploiter. Puisse les 36 candidats à l’élection présidentielle s’en inspirer et mettre un terme à la corruption dont il est préconisé « l’application effective de sanctions exemplaires pour les « gros bonnets » adeptes de la corruption ».
Les visiteurs noteront que tous les indicateurs sont en berne. «Plus inquiétant, sur les 10 dernières années, Madagascar continue de régresser notamment pour son développement économique et humain » devait déplorer Thierry Rajaona associé du cabinet FTHM Conseils. Ce constat explique que dans les prévisions de la Banque Mondiale, Madagascar figurera parmi les trois pays au monde dont le nombre de personne dans la pauvreté extrême ne cessera de croître jusqu’en 2030.
Une exposition à visiter en famille et… à méditer avant que de se rendre aux urnes.

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