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GAPCM pour une bonne gestion de la filière crevette

La surexploitation et la mauvaise gestion pourraient menacer la crevette de la Grande-île. Les acteurs concernés se sont réunis pour construire ensemble l’avenir de la filière.

L’or rose de Madagascar, bien connu pour sa qualité, n’occupe que 1% du marché mondial selon Brunot Claude, Président du Groupement des Aquaculteurs et Pêcheurs de Crevette à Madagascar (GAPCM), lors de l’atelier international sur les crevettes et autres ressources halieutiques dont le thème est “Exploitation actuelle et développement responsable”, à Ankorondrano Antananarivo les 4 et 5 juillet 2019. La production annuelle est de près de 9.000 tonnes dont plus de 90% destinée à l’exportation. Une quantité qui pourrait être remise en cause par une surexploitation et mauvaise gestion de la filière selon toujours le Président du GAPCM. ” Pour tous les acteurs concernés, cet atelier est une occasion de discuter de l’évolution du secteur, de partager les expériences, mais aussi d’évoquer les problèmes rencontrés afin de trouver ensemble les solutions adéquates. Améliorer la gestion de la filière, c’est améliorer la sécurité alimentaire, les bénéfices sociaux, le commerce international et la croissance économique tout en veillant à protéger l’environnement “, explique-t-il. 

Renforcement de capacité des petits pêcheurs

La surexploitation de la filière crevette et la mauvaise gestion sont des risques majeurs de diminuer progressivement la production. ” Il faut souligner que la crevette  constitue une importante entrée de devises et représente 6,6% du PIB et 7% des exportations en valeur. Le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche accompagne tous les efforts visant à optimiser la valeur et les bénéfices tirés des ressources halieutique et aquacole “, précise le Ministre Lucien Ranarivelo. De son côté, la FAO, grand partenaire dans divers projets sur l’Agriculture, réaffirme son engagement de soutenir les petits exploitants. Dans l’objectif d’instaurer une bonne gestion de la filière, mais également de préserver la qualité du produit, les petits exploitants suivent une formation de renforcement de capacité. Ils apprennent, en effet, à se conformer aux normes exigées après récolte, notamment le mode de conservation dont le séchage ou fumage, mais également à respecter le calendrier de la pêche. 

Le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, en étroite collaboration avec tous les acteurs concernés dont le GAPCM, travaille sur de nombreux dossiers visant à développer le secteur halieutique. La résolution tirée de cet atelier lui servira davantage de ressource pour parvenir aux objectifs. 

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