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Forum Afrique-Turquie en l’absence de Madagascar

La deuxième édition du Forum Economique Afrique-Turquie vient de se dérouler, les 10 et 11 octobre derniers, à Istanbul. Le thème en était « Investir ensemble dans un futur durable». Il est vrai que la Turquie fait partie des nations qui investissent en Afrique et notamment à Madagascar : ce qui n’a pas empêché la Grande île de briller par son absence.
Une quarantaine de pays africains étaient pourtant représentés. Pour tous, il s’agissait d’attirer des investisseurs turcs mais aussi d’analyser les opportunités offertes par un pays qui figure à la 17ème place mondiale en terme de PIB (850 milliards d’US dollars contre 11 à Madagascar) et qui peut représenter une porte d’entrée vers le Moyen-Orient.
La Turquie recentre sa coopération économiques vers l’Afrique
Mis au ban de l’Union Européenne, la Turquie semble ne plus avoir aucun espoir d’adhérer au grand marché européen. Raison pour laquelle ce pays de 83 millions d’habitants à 98 % de religion musulmane, se tourne vers le continent Africain. Le très radical et contesté Président turc, Recep Tayyip Erdogan, a rappelé que « l’ouverture de la Turquie à l’Afrique a eu des échos très sérieux dans le reste du monde ». Même si ces propos semblent quelque peu exagérés, les investissements de la Turquie en Afrique ont été multipliés par six en quinze ans et atteindront les 20 milliards US dollars en 2018. Certes loin, très loin, de la Chine mais le nombre d’ambassades et de consulats turcs ainsi que les liaisons aériennes assurées par l’excellente compagnie nationale Turkish Airlines, n’ont cessé de croître. Les enseignes et produits turcs s’installent progressivement dans le paysage africain.
Des opportunités ratées par la Grande île
Le Commissaire aux affaires économiques de l’Union Africaine qui n’est autre que le professeur malgache Victor Harison a, bien sûr, déploré l’absence de son pays qu’il avait invité à participer à ce forum. Invitation déclinée autant par l’État (en période électorale les préoccupations semblent ailleurs…) que par le secteur privé. Il ne faudra pas s’étonner que le groupe alimentaire Ûlker ou les fabricants d’électroménager Arçelik et Beko décident de s’implanter en Afrique de l’est (pourparlers avancés avec l’Éthiopie) ou ailleurs mais… pas à Madagascar qui aurait pourtant tout intérêt à diversifier ses partenaires économiques. Il est vrai que les accords avec la Turquie s’inscrivent dans le cadre de la mise en place de la vaste zone de libre-échange continentale à laquelle Madagascar, et notamment son secteur privé, ne semble guère pressé d’adhérer. Autant d’opportunités perdues qui ne se retrouveront pas.

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