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Forte délégation comorienne à Paris

Ce ne sont pas moins de 100 personnes qui ont accompagné le président comorien Azali lors de sa visite officielle en France cette semaine. Un nombre important qui prêterait à sourire si le pays n’était pas classé parmi les plus pauvres du monde. Il faut dire aussi que les Comores, malgré leur statut officiel de pays indépendant depuis 1975, n’en restent pas moins largement dépendantes de l’ancien colonisateur qui permet toujours à cet archipel formé de 3 îles principales de survivre tant bien que mal.
Avec d’un côté les mannes des bailleurs de fonds (AFD et Europe en tête) et surtout les apports d’une diaspora estimée à 250 000 personnes en France, le petit archipel vit au rythme de ces transferts de fonds via les mobile money, transferts bancaires ou autres Western Union. Mais c’est surtout lors des retours réguliers au pays que les Comoriens amènent dans leurs valises d’importantes sommes d’argent qui contribuent en partie à faire vivre la famille restée sur place.
En tous cas, d’après nos sources, beaucoup de ministres et parlementaires du voyage étaient accompagnés de leur propre cour dirigée par leur… femme.
Encore une fois, c’est le sempiternel débat sur la coopération régionale qui était à l’ordre du jour. Comment inverser cette tendance improductive où des centaines de millions d’euros sont engloutis chaque année dans le pays mais pas dans le secteur productif mais plutôt improductif puisque les “investissements” se limitent à l’importation de biens de consommation. Ce qui ne fait qu’aggraver toujours plus une balance commerciale largement déficitaire ?
Comment aménager le pays pour que les plus déshérités, femmes enceintes en tête, arrêtent de se rendre à Mayotte au péril de leur vie ?

Autant de questions que François Hollande a dû poser à son homologue sans que l’on sache vraiment si ce dernier a osé remettre dans la discussion la question de l’île française de Mayotte ?

Quel gâchis ? quelle cacophonie et surtout quelle hypocrisie : alors que la délégation n’était pas encore rentrée au pays, le Maria Galanta, ce bateau immatriculé à Mayotte et qui assure notamment le rapatriement des Comoriens expulsés du département français, était bloqué le 5 octobre au port de Mutsamudu sous un prétexte fallacieux et soumis à une amende 100 000 euros. Un racket en plein jour qui devrait ouvrir les yeux de François Hollande sur la vraie nature des relations ambigües avec l’archipel. Mais parions que ce dernier va user de la langue de bois en attendant de refiler la patate chaude à son successeur.

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