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Filière thonière: l’accord entre l’UE et Madagascar en suspens

Depuis plus de trente ans, un accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable (APD) est en vigueur entre la Grande-île et l’Union Européenne (UE). Il a pris fin en 2018. Aucun consensus ne se dégage entre les deux parties pour son renouvellement.

Nous sommes encore dans l’impasse”, souffle un technicien auprès de la délégation de l’UE à Madagascar. En effet, le gouvernement malgache campe fermement sur sa position sur le nouvel accord de pêche avec l’UE.

Pêche durable

Nos ressources halieutiques ne doivent pas être bradées et la gestion doit être renforcée”, avait tonné Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), au sortir des négociations en juillet dernier. “Le partenariat entre l’UE et Madagascar concerne des domaines de coopération tels que l’économie bleue et la sécurité maritime. L’Accord avec l’UE inclut une forte dimension de pêche durable. Nous voulons aider Madagascar à renforcer sa sécurité maritime et à lutter contre la pêche illégale”, nous confie Giovanni Di Girolamo, ambassadeur et chef de délégation de l’UE à Madagascar.

Contribution

Le protocole fixe les possibilités de pêche et la contribution financière prévue par l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Grande-île et l’UE. Il concerne les thonidés et espèces assimilées (thons, bonites, thazards, marlins, espadon). Entre 2015 et 2018, 40 thoniers senneurs congélateurs ainsi que 52 palangriers ont pu pécher librement dans la Zone économique exclusive (ZEE) malgache, en contrepartie du versement de 6 millions
d’euros. A l’heure actuelle, les discussions sont au point mort. Le point d’achoppement porte essentiellement sur la redevance à charge des armateurs, qui était de 70 euros par tonne capturée, dans le précédent accord. “Nous ne sommes pas gagnants dans ce cadre”, tempère une source auprès du MAEP. Giovanni Di Girolamo estime néanmoins que “nous devons avancer rapidement, en tenant compte des capacités de pêche, des stocks disponibles et d’autres facteurs

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