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Commerce transfrontalier: des réformes nécessaires pour booster l’exportation

L’exportation devrait être l’un des leviers de développement de Madagascar. La Grande-île a ratifié bon nombre
d’accords commerciaux. Ils ne sont pas encore à son avantage.

Ces accords ont permis à de nombreux pays en développement, comme Madagascar, d’accéder à de vastes marchés tels que les Etats-Unis, l’Union Européenne, la Chine… grâce à la suppression des barrières tarifaires, dans le cadre des accords de l’AGOA, la SADC, le COMESA et la COI. Cependant, la Grande-île est confrontée à d’autres barrières
persistantes.

Lignes de produits

Le principal obstacle au développement de l’exportation malgache est le manque d’informations. Pour le marché américain de l’AGOA, la plupart des opérateurs pensent que cet accord ne concerne que le secteur textile et, pourtant, d’autres lignes de produits peuvent bénéficier des avantages fiscaux et douaniers. Le plus flagrant est l’incapacité du tissu productif à conquérir les marchés régionaux. Dans le cadre du COMESA, les exportations malgaches sont davantage axées sur l’île Maurice (59,6 millions d’euros), le Kenya (11,3 millions d’euros) et les Seychelles (2,8 millions d’euros) alors que l’Egypte, avec ses quelque 100 millions d’habitants, ne représente que 1,2 million d’euros de l’exportation malgache.

Déficit d’informations

Razafiarison Andrianavalomanana, président le groupement du patronat malgache (Fivpama), a précisé que “le déficit d’informations constitue un obstacle majeur pour la conquête de nouveaux marchés. Les procédures administratives nécessaires à l’admission des produits malgaches dans les pays importateurs devront être disponibles pour les opérateurs.” Les informations sont difficilement accessibles. Rien que sur les normes exigées pour accéder au marché ciblé, les exportateurs sont exposés à des risques de non-conformité puisque les données ne
sont pas disponibles. “Nos représentations extérieures et les entités institutionnelles devront développer une vraie diplomatie économique pour faciliter le travail des exportateurs malgaches”, exhorte notre interlocuteur.

Une révolution industrielle

Eu égard au développement du commerce au niveau mondial, des réformes structurelles de l’économie s’avèrent plus que nécessaire. Les échanges mondiaux sont en pleine mutation : les produits manufacturés sont davantage valorisés que les produits non transformés. Or, l’exportation malgache est dominée par les produits de rente tels que les vanilles, les litchis et les produits de la mer qui ne sont, généralement, pas manufacturés. Dans le COMESA, les produits alimentaires occupent 68% de l’exportation malgache. Une réforme structurelle de l’économie, basée sur la promotion des PME et des PMI, s’avère nécessaire pour développer le secteur agricole. Et pour donner davantage de valeur ajoutée aux produits malgaches.

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