FILS INFOS
Accueil » Découverte en photos » Parapente à Tuléar
Parapente à Tuléar

Parapente à Tuléar

Dans la foulée des grands travaux remodelant l’image de la Cité du Soleil où assainissement des rues et réhabilitation des lieux publics viennent remuer une torpeur depuis trop longtemps installée, un autre espace s’ouvre pour Tuléar, celui de son ciel.

En attendant l’arrivée des avions, ce sont les parapentes qui prennent leur envol. Quelques vidéos ont commencé à filtrer sur la toile montrant un autre visage de la Grande Île : la RN7, cette « Route 66 vita gasy », parsemée de trésors, se découvre désormais depuis les cieux.

Fruit d’un partenariat entre Yannick (Hôtel de la Plage, au nord de Mangily), Vincent et Manu de Changer d’Air (prenant pied dans le Sud-Ouest), il est désormais possible de contempler les incroyables paysages de la plus vaste région du pays du meilleur des points de vue.

S’initier à cette activité est accessible au plus grand nombre : il faut d’abord apprendre à gonfler sa voile, c’est-à-dire qu’attaché à la sellette (le siège du parapente), la voile disposée au sol, on s’entraîne à lui donner forme d’aile. Quelques séances suffiront aux plus motivés pour enchaîner ensuite des « sauts de puces » depuis les dunes de La Batterie (la plage de Tuléar, mitoyenne de la ville) qui accueille désormais régulièrement des activités qui la rehaussent. Cette sublime langue de sable de 16 km (dans sa plus grande longueur) où dunes, vent et passionnés de sport à sensation tels que le kite-surf, le surf, la moto ou le quad, permet de faire ses premiers pas vers le ciel.

Les premiers vols pourront se réaliser grâce à un treuil dévidoir installé sur la camionnette de Changer d’Air afin de s’élever de plusieurs centaines de mètres permettant de planer quelques minutes.

Émerveillement garantis où le vertige n’a pas de prise car glisser dans les airs est empreint de quiétude et offre la beauté des bleus de la mer et du ciel, le vert de la végétation, l’ocre de la plage quadrillé à certains endroits par les salines et une vue imprenable sur Tuléar. Une seule crainte persistera, celle de ne pouvoir rester assez longtemps dans cette autre réalité.

Selon Yan et Manu : « Tuléar et sa région bénéficient des meilleurs arguments pour attirer les parapentistes européens et surtout réunionnais où cet exercice y est très présent, cela contribuerait à développer un certain tourisme fondé sur une dynamique sportive et aventurière. La philosophie de ces pratiques outdoor mettrait en avant le meilleur de la plus belle région de l’Île Rouge. »

Le Sud-Ouest est un terrain de jeux idéal pour les sports à sensation. Le kite-surf, présent sur l’édition 2016 du Vez’tival (V16), a permis d’offrir une image inédite avec pirogues et boutre, entre modernité et tradition marquant la ferme volonté de faire évoluer l’image d’une région qui le mérite. Nul doute que pour le Vez’tival 2017, le parapente apportera une autre dimension à l’événement et que l’intérêt et la volonté générale l’emporteront sur les velléités particulières.

Guillaume Soubiraa

Revenir en haut de la page