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Des cas de chikungunya et palu soupçonnés

moustique

Deux cas de chikungunya ainsi qu'un cas de paludisme sont soupçonnés à Mayotte, a indiqué vendredi la préfecture de l'île, qui appelle à la vigilance et a réquisitionné du personnel gréviste, n'excluant pas l'apparition de foyers épidémiques. Les deux cas suspects de chikungunya, un virus transmis par un  moustique et qui peut être mortel, ont été détectés à Mamoudzou, le chef-lieu, tandis que celui présumé de paludisme l'a été à Hanjangoua, dans le sud. Les autorités sanitaires ne connaissent pas pour l'instant l'origine de ces possibles cas, dans l'attente des résultats de laboratoire. Mais, d'ores et déjà, trois agents de lutte anti-vectorielle de l'Agence régionale de Santé (ARS), en grève depuis deux semaines, ont été réquisitionnés, a-t-on appris de source syndicale.

"Les agents grévistes réquisitionnés ont procédé au traitement insecticides contre les moustiques adultes, à la destruction de gîtes larvaires et au rappel à la population de mesures de prévention", a indiqué Mouhoutar Salim, ingénieur sanitaire à l'ARS et Délégué syndical CGT. La saison des pluies, en cours, est "une période propice au développement des moustiques responsables de la transmission du chikungunya et du paludisme", a-t-il relevé. Les syndicats précisent que les agents de l'ARS de Mayotte poursuivront la grève la semaine prochaine, afin d'obtenir leur intégration dans la fonction publique. Le chikungunya peut être mortel, mais surtout les douleurs articulaires peuvent persister plusieurs mois, voire plusieurs années. Une grave épidémie de chikungunya avait frappé La Réunion il y a cinq ans. Entre décembre 2005 et décembre 2006, 266 000 personnes avaient été contaminées par le virus sur cette île et 250 en étaient mortes. Mayotte avait été relativement épargnée.

Memento.fr

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