Accueil » Actus Madagascar » La FIM 2018 démarre en fanfare

La FIM 2018 démarre en fanfare

L’inauguration de la FIM 2018 s’est déroulée, ce jeudi 3 mai, en présence du Ministre du Commerce et de la Consommation, Chabani Nourdine représentant le Président de la République de Madagascar, du Ministre de l’Industrie et du Développement du Secteur Privé, Armand Tazafy et de Marie-Christine Oghly, Présidente Mondiale du réseau des Femmes Chefs d’Entreprises Mondiales (FCEM), Invitée d’Honneur de la FIM 2018.
Le Président du Comité d’Organisation du salon, Michel D-Ramiaramanana insistait sur « la mobilisation sans précédent des entrepreneurs malgaches. 97 nouvelles entreprises sont inscrites à cette 13ème édition de la FIM ce qui témoigne du dynamisme du secteur privé malgache ». Se tournant vers Marie-Christine Oghly, le Président du salon rappelait que « Madagascar est marqué par un matriarcat très fort. Nul doute que l’entreprenariat au féminin, encore émergent, ne puisse connaître qu’un fructueux développement ». Prenant le micro, la Présidente Mondiale témoignait « avoir été impressionnée par le dynamisme et la détermination des femmes chefs d’entreprises rencontrées ces derniers jours, ce qui laisse augurer un brillant avenir économique à ce beau pays qu’est Madagascar ».
Les personnalités devaient parcourir les 200 stands représentant la quasi-totalité des secteurs et filières économiques «phare» du pays.
Un forum économique riche d’enseignements
L’après-midi, s’est tenu à l’initiative du Carrefour des Entrepreneurs de l’Océan Indien, le Forum des Entrepreneurs de l’Océan Indien animé par Elia Ravelomanantsoa, cheville ouvrière du carrefour.
Un grand nombre d’intervenants, sur le thème général de la fluidité des échanges dans l’océan Indien, se sont succédés pour en arriver au récurrent et malheureux constat de la faiblesse des échanges inter-îles. 3,5 % seulement des échanges de la zone avec le reste du monde concernent les échanges intra-OI. Ce chiffre n’a absolument pas évolué depuis la création de la Commission de l’Océan Indien (COI) il y a 34 ans. La faiblesse des infrastructures domestiques du « poids lourd » de la zone constitue le principal frein à ce développement. Madagascar représente 98 % des territoires et 95 % de la population. Tant que les ports (le port principal du pays, celui de Tamatave, est actuellement complètement saturé) et les routes ne permettront pas une meilleure circulation des biens (voire des personnes) le commerce régional demeurera à son faible niveau actuel.
L’autre facteur limitant est constitué par le retard considérable pris par Madagascar dans le domaine des normes et des démarches « qualité ». Madagascar ne peut saisir les opportunités offertes par la zone dont les pays sont obligés de continuer à s’approvisionner en Europe (France notamment) ou en Asie. Or, plus de 90 % de ces produits pourraient avoir une provenance « made in Madagascar » comme l’expliquaient à tour de rôle, André Beaumont Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Madagascar et Eric Noitakis Chef du Service économique de l’Ambassade de France.
Ce forum qui a vu se succéder des interlocuteurs de haut niveau en présence de plusieurs représentants des Comores, de Mayotte ou de Maurice, aura permis de faire le point sur une situation qu’un peu de bonne volonté politique, surtout de la partie malgache, permettrait d’améliorer aisément. On notera l’absence des représentants de la délégation du Club Export de La Réunion (à deux brèves apparitions près), pourtant dans la capitale malgache, alors qu’il fut évoqué que la principale destination des exportations réunionnaise est… Madagascar. Preuve que le chemin est encore long en ce qui concerne la coopération régionale et que ces forums, lieux d’échanges privilégiés, gardent toute leur importance.
Les femmes en première ligne
Pour conclure sur un propos optimiste, on relèvera l’intervention de la mauricienne Aline Wong, Commissaire Régional FCEM interpellant Jean-Denis Larroze, Secrétaire Général des chambres de métiers et de l’artisanat de Mayotte pour suggérer une coopération dans leur programme de mentorat. Le forum prenait, en cette occasion, tout son sens.
Marie-Christine Oghly, pour sa part, annonçait que le réseau FCEM allait intervenir dans le renforcement des capacités des associations régionales membres du Groupement des Femmes Entrepreneurs de Madagascar (GFEM), présidé par Fanja Razakaboana, et programmait de lancer un fonds de solidarité pour les femmes chefs d’entreprises malgaches.
La première journée de la FIM 2018, ouverte jusqu’au dimanche 6 mai, se terminait sur une excellente note.

Voir Aussi

Filière bio : des atouts économiques et durables

Dans une logique de développement durable, Serge Rajaobelina, Directeur du groupement d’intérêt économique Sahanala est …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *