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Economie : l’inclusion reste à bâtir
Marcus Schneider, représentant de la Friedrich Ebert Stiftung à Madagascar

Economie : l’inclusion reste à bâtir

« L’économie malgache est encore une économie coloniale » a souligné Marcus Schneider, représentant de la Friedrich Ebert Stiftung à Madagascar lors de l’ouverture du Salon de la RSE. En effet, le pays ne produit pas encore pour les besoins de la population. 95% des produits non agricoles, nécessaires pour la vie courante, sont importés. Pour cet observateur international, l’économie malgache a besoin d’une véritable transformation et non de quelques ajustements. « Si nous nous contentons d’exploiter sans transformer, sans créer de la valeur ajoutée, nous n’aurons que les miettes car les vraies richesses sont obtenues ailleurs » soutient-il en prenant l’exemple de l’extraction de métaux entrant dans la fabrication des smartphones.

D’autre part, le modèle économique adopté par la Grande Ile est loin de l’inclusion tant prônée. « On peut constater une injustice sociale et parallèlement l’inefficacité de l’économie. La projection d’une croissance de 4,5% pour cette année est loin d’être suffisante. Une croissance est inclusive et durable quand tout le monde y participe et en profite. Le pays doit casser le rythme et produire pour consommer ».

Comme bon nombre de pays africains, Madagascar est confronté au phénomène de croissance sans induire une création d’emploi. Les ressources humaines sont inexploitées. Les jeunes ne peuvent pas exprimer leur potentiel. La gravité du sous-emploi frappe ainsi les jeunes hautement qualifiés et les moins qualifiés.

Pour sortir de ce marasme, la Grande Ile peut s’appuyer sur un système économique basé sur une industrialisation verte.

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