Déforestation et charbon de bois

Grosse opération « charbon de bois » dans la brousse du côté de la retenue collinaire de Combani où les gendarmes du PSIG ainsi que les agents de la DAF se sont rendus sur le site d’un puits de charbon de bois illégal. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu’ils avaient repéré ce site et l’opération d’hier visait à tenter d’interpeller les personnes travaillant sur place mais à l’arrivé de la troupe le banga qui abritait le, ou les ouvriers était vide et pas âme qui vive dans ce coin perdu au milieu de nulle part. pourtant après quelques minutes de recherche dans la brousse, les gendarmes ont découvert des indices prouvant la proximité d’un puits de charbon.
En poursuivant leur percée dans la brousse ils ont effectivement découvert un endroit qui avait été entièrement déforesté avec un amas de bois d’environ 100m3, de quoi fournir plusieurs centaines de paniers de charbon de bois.
A 8 euros le panier on a vite fait de calculer que ce puits, s’il avait été activé, aurait fourni environ 700 paniers soit chiffre d’affaires de 5600 euros. Selon le capitaine Millasseau il a fallu plusieurs semaines de travail pour réaliser cette coupe et amasser ce bois. La déforestation sauvage pour la fabrication de charbon de bois cause d’énormes dégâts à la forêt mahoraise sans compter les conséquences sur l’écoulement des eaux de pluie, qui n’étant plus retenues par cette végétation, se déversent dans le lagon entrainant des dégradations. La seule alternative a été de détruire purement et simplement cet énorme tas de bois ainsi que le banga … en y mettant le feu. La fabrication de charbon de bois n’est pas interdite à Mayotte mais il faut demander une autorisation et respecter certaines règles. Les puits sauvages sont systématique- ment détruits par les forces de l’ordre et l’année dernière 15 puits et 750 M3 ont été détruits soit environ 42 000 euros. En 2011 année faste ce ne sont pas moins de 51 opérations qui ont été menées et plus de 3200 m3 qui ont été détruits soit 120 00 euros de manque gagné. A noter que ces destructions sont possibles grâce aux repérages aériens, mais aussi race aux agents de la DAF et de l’ONF qui parcourent les sentiers et les reliefs de l’île très régulièrement dans le cadre de leurs missions.
LNDM



















