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Croissance: un frémissement attendu

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Les prévisions économiques se multiplient en ce début d’année et, en général, l’optimisme prévaut. Les économistes tablent sur une croissance comprise entre 3,7 % et 4 %, alors que l’année 2012 s’est soldée par un taux de 3,3 %.

Statistics Mauritius, qui annonce un taux de croissance de 3,7 %, base son raisonnement sur plusieurs hypothèses. Parmi celles-ci, une production de sucres raffinés et spéciaux de 400 000 tonnes (-3 % par rapport à 2012), une progression de 2 % de l’industrie manufacturière, un recul de 2 % de la construction, un rebond de 3,5 % du tourisme basé sur l’hypothèse d’un million d’arrivées et une augmentation de 5,5 % de l’activité dans la finance et l’assurance.

En fait, tout va dépendre de la croissance mondiale. Comme le souligne Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council, «la croissance de 3,7 % est réalisable si la conjoncture internationale s’améliore». Ce qui est probable.

Récemment de passage à l’île Maurice, Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré que «les prévisions pour 2013 sont meilleures que celles de 2012» et «qu’il y a une légère amélioration dans le monde», notamment aux Etats-Unis.

Le FMI table sur une croissance américaine de 2,1 % pour cette année. La politique de quantitative easing pratiquée par la Réserve Fédérale, qui passe par des injections de liquidités via des rachats massifs d’actif, semble commencer à porter ses fruits outre-Atlantique, comme le confirme l’embellie constatée sur le marché du travail. L’économie américaine continue, en effet, à créer des emplois (+155 000 en décembre) et le taux de chômage s’est stabilisé à 7,8 %. Par ailleurs, la menace du fiscal cliff a pratiquement disparu, ce qui a soulagé l’ensemble de la communauté financière en lui procurant une meilleure visibilité.

Pour la zone euro, le rebond sera certainement moins marqué. Le FMI prévoit une croissance de 0,2 %. En revanche, au Royaume-Uni, l’activité devrait redémarrer après la récession enregistrée en 2012. Les estimations de croissance vont de 1,1 % à 1,8 %. Par ailleurs, le FMI vient de réviser à la hausse ses prévisions de croissance pour la Chine et l’Inde.

Vu l’exposition de Maurice au monde, l’impact du contexte international sur l’économie locale restera majeur. Le redémarrage de l’activité aux Etats-Unis et au Royaume-Uni constitue une bonne nouvelle, notamment pour les exportateurs.

En revanche, la quasi-stagnation de la zone euro reste préoccupante, en particulier en ce qui concerne le tourisme.

Quant à la croissance soutenue attendue en Inde et en Chine, elle confirme la nécessité pour le pays de diversifier ses marchés.

Lexpress.mu

 
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