40ème anniversaire de la FIVMPAMA

La cérémonie officielle de lancement de la célébration du 40ème anniversaire du FIV.MPA.MA ou Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy (Groupement du Patronat malgache), qui s’est tenue le jeudi 6 Décembre 2012 dans le grand parking de la Tour Zital à Ankorondrano.
Ayant ouvert la série de discours, le président de ce groupement, Ramanantsoa Randriamifidimanana, a rappelé la devise du groupement qui est toujours restée la même, à savoir : « respect, engagement, solidarité et intégrité ». Il a également appelé tout un chacun à être responsable en évitant d’attendre éternellement une manne providentielle et miraculeuse : « soyons proactifs, soyons optimistes, prenons des initiatives, arrêtons d’attendre éternellement une manne providentielle, miraculeuse. Cette attitude d’attentisme est exactement à l’opposé des objectifs du Fivmpama. Adoptons une attitude responsable, tout en n’ayant pas peur de se tromper car l’erreur est humaine et tout le monde peut toujours recommencer. Partageons notre vision, priorisons nos actions, soyons solidaires, restons à l’écoute des uns et des autres. Prenons soins de nos richesses : ce sont nos patrimoines, des héritages laissés par nos ancêtres. Ne dilapidons pas ces biens précieux. Ne léguons pas une terre stérile à nos enfants. Des pays avec des atouts bien moindre que les nôtres, à tous points de vue, ont réussi leur insertion dans la mondialisation et pourquoi pas nous ? Notre premier partenaire ne pourra être que l’Etat. Ensemble, nous représenterons une force, le socle de l’économie. Nous serons comme les doigts de la main, inséparables. Le partenariat public – privé ne doit pas être un mot creux, vide de sens, sinon plus personne n’y croira », s’est exprimé le Président du FIV.MPA.MA.
Pour sa part, le Président du Conseil d’Administration de la BOA, Alain Rasolofondraibe, représentant les partenaires du Fivmpama, a insisté sur la nécessité de mettre en place une vraie politique de partenariat public – privé et ce, « afin de concevoir une politique publique. La mise en place d’un cadre juridique et institutionnel d’une part et son application d’autre part, pourra donner des moyens réels, tangibles, prévisibles et structurels pour la croissance de l’ensemble du secteur privé », a-t-il déclaré.
Dans son allocution, Andry Rajoelina, a tout d’abord indiqué que sa présence à cette cérémonie officielle est le témoignage de sa solidarité avec les opérateurs malgaches auxquels il faisait partie avant d’être à la tête de l’actuelle Transition. Il a également tenu à remercier les fondateurs et les membres actifs de ce groupement de patronat. « Je ressens les problèmes des opérateurs économiques malgaches. Je suis conscient de vos soucis et je connais vos objectifs. A Madagascar, la majorité des opérateurs nationaux exerce dans le secteur de la PME. Aujourd’hui, notre pays a besoin d’un leader pouvant illuminer le chemin des entrepreneurs malgaches. Un pays développé est celui qui bénéficie d’un fort entreprenariat et d’un environnement entrepreneurial transparent, permettant à tout un chacun de s’épanouir. L’Etat a pour responsabilité de garantir un environnement stable pour que ces opérateurs puissent exercer librement leur métier. L’Etat devra également mettre en œuvre un cadre légal pouvant protéger et encourager les entrepreneurs à entrer en libre concurrence directe avec les étrangers. Aujourd’hui, il faut accorder une priorité aux opérateurs malgaches pour que ces derniers puissent tirer pleinement profit du marché intérieur. Pour atteindre ces objectifs communs, il faut déployer beaucoup d’efforts pour se professionnaliser davantage. D’ailleurs, Madagascar possède d’importantes ressources. Ainsi, il faut s’entraider et prendre nos responsabilités respectives pour que le développement de notre pays ne soit plus une utopie mais une réalité tangible ».
APOI



















