FILS INFOS
Accueil » Le Canal » Les arrières-mangroves de Mayotte menacées
Les arrières-mangroves de Mayotte menacées

Les arrières-mangroves de Mayotte menacées

Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) a publié « La Liste rouge des mangroves de Mayotte », premier chapitre de « La Liste rouge des écosystèmes en France ».

Cette étude évalue le risque d’effondrement des trois écosystèmes de mangroves identifiés à Mayotte.  Elle révèle en particulier la très nette régression des arrière-mangroves. Largement transformées à des fins agricoles ou d’urbanisation, elles sont classées « En Danger Critique » (CR). Elles représentent le type de mangrove le plus menacé à Mayotte. La plupart de ces forêts et prairies marécageuses ont en effet été largement transformées en zone de culture, en plantations ou en zone de parcage d’animaux pour l’élevage, lorsqu’elles n’ont pas été directement remblayées et urbanisées. Cet écosystème ne se trouve ainsi plus qu’à l’état de relique sur les côtes mahoraises. La protection et la restauration de ces sites apparaissent comme une priorité pour sauvegarder ces milieux naturels.

Les mangroves externes de Mayotte, ou fronts pionniers de mangroves, sont évaluées « Vulnérable » (VU). La vitesse d’érosion d’une partie de ces mangroves a augmenté depuis les années 2000 et certains fronts pionniers pourraient être condamnés à disparaître au cours des 50 prochaines années, si cette vitesse ne faiblit pas. Un changement des pratiques d’occupation des sols est nécessaire pour ralentir voire stopper cette érosion, d’autant que les changements climatiques vont probablement accentuer la vulnérabilité de ces mangroves à l’avenir (hausse du niveau marin, intensification des vents et de la houle…).

Les mangroves centrales et internes, qui représentent le cœur des mangroves et la majorité de la superficie actuelle de ces écosystèmes à Mayotte, ne sont, en l’état actuel des connaissances, pas menacées à court terme. Évalué « Préoccupation Mineure » (LC), cet écosystème reste cependant confronté à des défrichements et à des rejets d’eaux usées dont les impacts n’ont pas pu être évalués faute de suivis globaux réalisés sur l’ensemble des mangroves.

Revenir en haut de la page